Une prime nette de préavis sans charges fiscales et parafiscales

Pour compenser quelque peu la perte de revenus, il est proposé de payer en plus une prime nette de préavis.


Cela veut dire une prime sur laquelle le travailleur ne doit payer ni de taxes ni de cotisations de sécurité sociale (13,07%). L’employeur ne doit pas non plus payer de sécurité sociale (33,94%).


Pour le travailleur, cela semble attrayant. Toutefois, ne nous faisons surtout pas d’illusions. Pour la période s’étalant entre 1/01/2010 et 30/06/2010, le gouvernement a instauré une “prime de crise” pour certains ouvriers qui sont licenciés. Il s’agit d’une prime nette simple … de 1 666 Euros.


Lors de l’introduction de cette prime, les employeurs ont protesté à grands cris. Ils n’ont donc aujourd’hui absolument aucune intention d’avancer un montant supérieur.


Cette prime correspond à environ un mois de salaire : en effet, un montant de 1.666 euros correspond à un revenu net d’un salaire brut de 2.800 euros (dans l’exemple d’un ménage dont le conjoint a un revenu).


Cette prime correspond donc grosso modo à un salaire mensuel.


Le délai de préavis est donc augmenté d’environ 1 mois net. La différence avec le régime actuel demeure énorme.