Dans ce domaine, la FEB a toujours été très forte pour enrober de mots neutres les propositions les plus putrides.
Activer fortement les chômeurs veut dire exclure rapidement les travailleurs licenciés du droit aux indemnités de chômage.
Mais quel est donc l’intérêt de la FEB de basculer les travailleurs dans la pauvreté ?
La première motivation de la FEB consiste sans doute à diminuer les dépenses de l’assurance-chômage au profit d’une xième diminution de cotisations sociales.
Cette motivation est, à tout le moins, triplement scandaleuse.
Outre ses aspects inhumains, cette revendication de la FEB ne peut de toutes façons pas conduire à diminuer les coûts collectifs liés aux pertes d’emplois. En effet, puisqu’on n’a pas encore décidé de laisser les gens mourir de faim en Belgique, les coûts seraient reportés sur les budgets locaux via les CPAS.
« Activer les bénéficiaires de l’aide sociale » : une future revendication de la FEB ?
La seconde motivation de la FEB est encore plus insidieuse.
Le travailleur licencié, couvert par un préavis court, émarge rapidement au chômage. Traqué par l’ONEm, il en est rapidement exclu.
Et voilà un travailleur précarisé, fragilisé, pauvre parfois qui sera trop heureux d’accepter un « job » mal payé, flexible, et comportant de mauvaises conditions de travail.
Mieux encore, l’employeur pourra, tel un chevalier blanc, venir au secours des hommes politiques aux abois, en créant ces mauvais jobs. La récompense prenant la forme d’une prise en charge collective d’une partie de ces salaires ; salaires de plus en plus bas pour les travailleurs mais de plus en plus chers pour la collectivité.